Les traditions landaises


Les échasses

L'origine des échasses

Dès l'Antiquité, les échasses étaient déjà utilisées. Généralement moyen de circulation dans les zones humides ou inondées, on pouvait les rencontrer dans le monde entier sous des formes très diverses.

 

Dans Les Landes

Elles apparurent dans les Landes au tout début du XVIII ème siècle. Très vite, les bergers Landais les ont utilisées pour traverser les zones marécageuses, très nombreuses à l’époque. En effet, la région sableuse des Landes permettait d'avoir, en cas d'inondation, un sol suffisamment dur pour permettre un bon appui des échasses. 

 

Utilisation généralisée

Les échasses permettaient, de plus, de mieux surveiller les troupeaux de moutons ou de chèvres et de se protéger contre les agressions des loups. Il n'y a que dans Les Landes où l'utilisation des échasses a atteint une telle dimension. Elles ont certainement contribuées à rendre Les Landes un peu plus habitables à l’époque.

 

La fin des bergers Landais sur échasses

La plantation des pins, initialisée depuis des siècles par les Landais et accélérée par Napoléon III par la loi du 19 juin 1857, a permis la constitution du grand massif forestier d’aujourd’hui.

C'est ainsi que les bergers Landais, n'ayant plus de place pour garder leurs moutons, abandonnèrent leurs échasses. Vers 1920, les derniers s'étaient reconvertis en résiniers ...

 

Les bergers Landais étaient habillés d'une peau de mouton avec des guêtres et sur la tête une toque appelée vulgairement barret. Certains mettaient aussi une grande cape avec capuchon.

 

Aujourd'hui, les échassiers landais étonnent le monde dans les spectacles folkloriques et dans des exploits étonnants. Le groupe "Les bergers du Seignanx" avec ses échassiers, musiciens et danseurs, s'attache à faire vivre la culture et les traditions populaires landaises et gasconnes.

 Source : http://echassiers.seignanx.pagesperso-orange.fr/historique.htm

 

Les échasses à Aurice

 

Notre village compte une quinzaine d’associations dont les Pastous, groupe folklorique landais très apprécié. (photos 1-2-3).

 



La course landaise

Le spectacle des beaux jours et des fêtes.

La passion des Gascons pour les courses de vaches est une longue histoire. Dès le Moyen Age, comme en atteste un document retrouvé dans les archives de la ville de Bayonne et daté de 1289,le peuple de Gascogne aime les jeux taurins.

Nous sommes alors loin de la course landaise telle que nous la connaissons aujourd’hui. Les premiers jeux taurins consistent à faire courir, dans les rues étroites de nos cités médiévales, les bêtes que les bouchers conduisent à l’abattoir.

Vaches, bœufs et taureaux permettent ainsi à la jeunesse en quête de sensations, d’affronter les cornes tout en défiant les autorités civiles et religieuses qui condamnent sévèrement ces pratiques jugées anarchiques et païennes.

La course landaise, riche de son passé glorieux de résistance et de détermination, illustre parfaitement aujourd’hui la culture du Sud Ouest, culture de la fête populaire, du courage, et de l’émotion.

Paradoxalement, les pouvoirs publics, désireux d’interdire puis de contrôler les courses, en imposant les premiers règlements, et la construction des premières arènes, ont permis à la course landaise de se développer et de s’enraciner et de devenir une tradition populaire incontournable.

L’arrivée de la tauromachie espagnole en France, au cœur du XIXème siècle marquera l’arrivée du bétail espagnol, la naissance des premiers ganaderos, des premières cuadrillas…

Dès lors, nos vaillants écarteurs, devenus toreros,  adopteront leurs habits de lumière, la musique fera son apparition sur les gradins, les écarts et les sauts se perfectionneront.

 

C’est à la détermination séculaire de tout un peuple, amoureux de la fête, que l’on doit aujourd’hui cette unique et singulière tauromachie profondément enracinée dans la culture et la tradition gasconne.

Source : http://www.courselandaise.org/


Les quilles de six

Les quilles de six sont à l’origine jouées à l’extérieur, dans un "plantier", tandis que les quilles de neuf était jouées dans un "quillier" à l’intérieur. On a coutume de dire que les quilles de six sont apparues avant les quilles de neuf. Dans tous les cas, le jeu est dès son invention pratiqué dans le sud-ouest de la France, d’abord dans le Béarn, puis il s’est répandu jusqu’en Gironde, où il fut quelque peu modifié dans les années 1930. On ne joue plus au "nombre de quilles" mais au "cinq quilles à battre". Cette variante a fait le chemin inverse et est redescendue en Béarn, où les quilles de six sont aujourd’hui pratiquées sous cette forme.

 

Le but du jeu est de faire tomber 5 quilles sur 6, et ainsi marquer 1 point, en lançant un maillet de 30 cm sur des quilles se trouvant entre 10 et 5 m selon l'âge et le sexe des participants.

 

 

Il y a deux façons tolérées de lancer le maillet : la "main ouvert" ou "à l’endroit", c’est-à-dire la paume de la main vers le haut, ou la " main fermée", ou "à l’envers", c’est-à-dire avec la paume vers le bas. Le joueur a le droit de lancer son maillet trois fois pour faire tomber cinq quilles, pas une de plus ni une de moins, sinon le lancer est nul. S’il réussit, il marque un point. Entre chaque tir, les quilles tombées et sorties de l’aire de jeu sont retirées, celles tombées mais encore dans le jeu sont laissées.


Le pastis Landais

Le pastis landais est une pâtisserie parfumée parfois à l’eau de fleur d'oranger, à la vanille et au rhum, que l'on trouve couramment dans les Landes de Gascogne.

Pastís est un mot gascon et occitan qui signifie « gâteau ».

 

À base de pâte levée, ce gâteau moelleux est de couleur jaune doré, avec une mie jaune clair très dense. De consommation courante aujourd’hui, le pastis, en raison du beurre qu’il contient, était réservé autrefois aux fêtes (mariages, communions, fêtes locales). Il est difficile de retracer son histoire, qui remonte vraisemblablement au moins au XIXe siècle, dans le département français des Landes.



La tourtière landaise

Il s'agit d'un gâteau constitué de très nombreuses et fines couches de pâte beurrée et sucrée, cuit au four puis agrémenté de feuilleté sucré, pour sa recette traditionnelle. Recette très difficile, la pâte doit être étalée très finement sur une table farinée, sans être trouée. Elle doit être si fine qu'on peut voir en transparence: on appelle cette pâte le voile de la mariée.

 

 

Depuis quelques années, pour simplifier cette recette, une partie des couches de pâte est remplacée par des pommes en tranches ou des pruneaux. De nos jours, il est courant d'ajouter de l'alcool (Armagnac) puis de remettre à four chaud quelques minutes avant de déguster.


La palombière


Le mai et la maïade